Zorgov au Cinéma : The Revenant (2015)

Bonjour à tous chers lecteurs d’Etdashou. Deuxième critique un peu tardive du film The Revenant que j’ai vu en janvier 2016. Je suis content d’écrire cette critique après la cérémonie des oscars car je vais pouvoir en parler un peu. Ce film a gagné 3 oscars : meilleur acteur, meilleure cinématographie et meilleure réalisation. Je reviendrai sur ces points durant la critique.

Tout d’abord, ce film est basé sur un livre (The Revenant) écrit par Michael Punke (2002). Il s’agit d’un drame historique réalisé par Alejandro González Iñárritu. Peut-être que ce nom ne vous dit rien, pourtant ce réalisateur a réalisé plusieurs films ayant gagnés des oscars (Babel, Biutiful, Birdman). Je dois dire que je ne connais pas beaucoup son œuvre, mais ça appelle ma curiosité. Le film The Revenant est sorti en salle le 25 décembre 2015 et a comme acteur vedette Léonardo DiCaprio. Encore une fois, je trouve le scénario du film assez léger. Sans faire trop de spoiler, il s’agit d’une histoire de vengeance assez linéaire. C’est plutôt le cadre de l’histoire qui est intéressant. Le film se déroule à l’époque de la traite des fourrures, donc on parle ici d’amérindiens et de nature sauvage. Parlant de nature sauvage, il est à noter que le film a été tourné uniquement avec la lumière naturelle, ce qui est tout un exploit de nos jours… et aucune CGI! Je comprends parfaitement, avec les décors d’une grande beauté et la recherche de pureté dans l’image, que ce film ait remporté la meilleure cinématographie. Pour ma part, je suis un gars qui a toujours vécu près de la nature, et c’est malheureusement un point qui m’a moins impressionné dans ce film bien que je comprenne les gens qui sont impressionnés par l’immensité des terres sauvages. Pour ce qui est de DiCaprio, il joue à merveille son rôle et je dois dire qu’il ajoute énormément à ce film où il est très souvent seul avec lui-même. Par contre, un point très négatif, et que vous verrez souvent dans mes critiques de film, je n’aime pas les « méchants » qui semblent l’être pour aucune raison apparente (dans ce cas-ci le personnage de John Fitzgerald). Je crois que c’est un des aspects du film que j’ai le moins aimé. J’ai beaucoup de difficulté avec des personnages qui sont totalement mauvais et pour lesquels nous n’avons pas de « background ». Dans un autre ordre d’idée, le combat entre DiCaprio et le Grizzli vaut totalement le déplacement, et seulement avec cette scène je dirais que ça vaut le détour. La réalisation est incroyable pour une histoire aussi mince. Par contre, ce n’est pas un film joyeux et ce n’est pas pour les âmes sensibles. Certains moments un peu « spirituels » amènent une touche différente au film, mais j’avoue n’avoir pas compris leur utilité. C’est amené un peu trop légèrement, alors on a de la misère à saisir pourquoi ces moments ont été insérés dans le film.

En conclusion, je n’ai pas trouvé ce film aussi bon que ce que les gens en racontent. L’histoire est faible, quelques bonnes scènes d’action, une cinématographie extraordinaire. Je ne suis pas sorti du film avec le sentiment d’avoir vu un excellent film, et certaines scènes sont « tirées par les cheveux ».

Film du même réalisateur recommandé : The trilogy of Death (Amores perros, 21 grams, Babel)

 

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